La course pour la succession d’Antonio Guterres à la tête des Nations unies connaît de nouveaux développements diplomatiques. Alors que l’Union africaine (UA) tentait de valider un soutien formel à l’ancien président sénégalais Macky Sall, la procédure a fait face à l’opposition de plusieurs États membres, poussant son équipe de communication à clarifier la suite de sa campagne.
Selon les informations rapportées par Le Quotidien, le projet de décision de l’organisation continentale devait être adopté via une « procédure de silence ». Ce mécanisme diplomatique exige qu’aucun État ne s’oppose au texte dans un délai imparti pour qu’il soit définitivement validé. Or, le Pôle communication de l’ancien chef d’État a indiqué que 20 des 55 États membres ont interrompu ce processus. Dans le décompte initial, 14 pays avaient émis une objection directe, tandis que 6 autres avaient sollicité une extension du délai. À l’inverse, 35 États n’avaient formulé aucune objection ni demande de report.
La situation a toutefois évolué au cours des dernières heures. L’Égypte a retiré sa demande de délai supplémentaire, et le Liberia a formellement levé son objection. Le bloc des pays s’opposant au consensus se réduit ainsi à 13 objections maintenues et 5 demandes de délai.
Face à ce revers technique au sein de l’UA, la position de Macky Sall est désormais fixée : sa candidature, officiellement déposée et enregistrée le 2 mars 2026, reste maintenue. Dans un communiqué publié hier, l’équipe de l’ancien président a réaffirmé ses ambitions tout en adressant ses remerciements au Bureau de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, ainsi qu’aux pays ayant soutenu la démarche initiale.
En marge de ces tractations interétatiques, le candidat sénégalais a enregistré de nouveaux appuis. Il a notamment obtenu le soutien de l’organisation Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), à l’issue d’une rencontre organisée le 25 mars dernier à Nouakchott.


