L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient avec l’ouverture confirmée de nouveaux fronts de riposte. Alors que la région est secouée par les conséquences des récentes frappes américano-israéliennes, les forces yéménites viennent d’officialiser une nouvelle série d’attaques directes contre le territoire israélien.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les rebelles Houthis du Yémen ont annoncé, ce samedi, avoir déclenché une « deuxième opération militaire » ciblant le sud d’Israël. Le porte-parole militaire du mouvement, Yahya Saree, a précisé que cette offensive a mobilisé des missiles de croisière ainsi que des drones, dirigés spécifiquement vers des « sites vitaux ».
L’élément central de cette nouvelle offensive réside dans sa synchronisation. Le porte-parole a souligné que les tirs ont été exécutés de manière simultanée avec des opérations militaires menées par l’Iran et le Hezbollah. Affirmant que les objectifs fixés ont été atteints, Yahya Saree a prévenu que ces actions armées se maintiendraient au cours des prochains jours, jusqu’à l’arrêt de ce qu’il qualifie d’« agression ».
Plus tôt dans la journée de samedi, le groupe yéménite avait déjà revendiqué une première frappe à l’aide d’un missile balistique orienté vers des « sites militaires sensibles », toujours dans le sud d’Israël. La presse israélienne a confirmé le déclenchement des sirènes d’alerte aérienne dans les secteurs de Dimona, Beer-Sheva et Eilat dès la détection du projectile. Il s’agit du premier tir revendiqué depuis le Yémen depuis l’éclatement de la crise actuelle.
Cette séquence s’inscrit dans un contexte régional de haute tension. Comme le rappelle Anadolu, les affrontements ont franchi un nouveau palier depuis les attaques conjointes lancées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février dernier. Ces opérations ont fait plus de 1 340 morts, parmi lesquels figurait le Guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a initié une vaste campagne de frappes par drones et missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines, entraînant des pertes humaines, des dégâts matériels sur les infrastructures et de fortes perturbations sur le trafic aérien mondial.

