L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient avec une nouvelle offensive visant le territoire iranien. À la suite d’une attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël contre une infrastructure stratégique dans la province de Yazd, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a communiqué sur l’état des lieux environnemental et sécuritaire.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, la cible de cette frappe est l’installation de production de Yellowcake Shahid Rezayee Nejad, située à Ardakan. Face aux craintes liées à la nature de ce site nucléaire, l’AIEA a précisé ce vendredi qu’aucune augmentation de la radioactivité n’a été signalée en dehors du périmètre de l’infrastructure.
L’organisation onusienne, qui examine actuellement le rapport fourni par les autorités iraniennes, a publié une déclaration sur le réseau social X pour confirmer ces premières évaluations. Ces données corroborent les éléments préalablement diffusés par les médias iraniens, qui faisaient état d’une absence de fuite de matières radioactives hors du site.
Dans ce contexte de haute tension, le Directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a formellement appelé à la retenue lors des opérations militaires, afin de prévenir tout incident nucléaire potentiel.
Cette frappe s’inscrit dans le prolongement de l’offensive conjointe lancée le 28 février dernier par Washington et Tel-Aviv contre l’Iran. Ce conflit a déjà causé la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles figure l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a mené des vagues de frappes par drones et missiles vers Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces hostilités continues engendrent des dégâts matériels et humains importants, tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.

