Ibrahima Coulibaly, président du Syndicat des Directeurs d’Écoles Privées de Santé, a été déféré ce jeudi 26 mars 2026 au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation. Placé sous mandat de dépôt, il sera jugé en flagrant délit lundi prochain, selon des sources de Seneweb.
Une conférence de presse à l’origine de l’affaire
Tout remonte à une conférence de presse tenue, il y a environ quatre mois, dans les locaux de l’Institut Universitaire Professionnel de Santé. À cette occasion, Ibrahima Coulibaly avait publiquement accusé le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique d’organiser des examens de certification en violation des textes en vigueur et de délivrer des diplômes irréguliers d’après l’enquête . Il avait également affirmé que le ministère procédait au recrutement d’agents dont les diplômes ne remplissaient pas les conditions requises de reconnaissance, exposant ainsi la population à des risques sanitaires.
Ces déclarations ont conduit le ministère de la Santé à saisir la justice.
Convocation, audition et garde à vue
Le mercredi 25 mars 2026, la Brigade de Recherches de Faidherbe, agissant sur la base d’un soit-transmis, convoque Ibrahima Coulibaly à 12 heures. Auditionné le jour même, il est placé en garde à vue à l’issue de son audition.
Devant les enquêteurs, le mis en cause reconnaît être l’auteur des déclarations incriminées. Il soutient avoir agi dans le but d’alerter les plus hautes autorités de l’État , le Président de la République et le Premier ministre sur ce qu’il décrit comme une situation de confusion persistante dans la formation des agents de santé, notamment les infirmiers et sages-femmes.
Pour étayer ses propos, il invoque les dispositions législatives et réglementaires relatives au système LMD, à la certification et à la reconnaissance des diplômes, estimant que certaines pratiques du ministère ne seraient pas conformes à ces textes. Il aurait affirmé disposer de documents réglementaires à l’appui, mais sans avoir procédé à aucune vérification complémentaire. Il aurait indiqué par ailleurs ne pas avoir jugé nécessaire de rectifier ses déclarations, les considérant conformes à la réglementation en vigueur.
Déféré et placé sous mandat de dépôt
Au terme de l’enquête, il est conduit devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, qui le place sous mandat de dépôt. Selon des sources de Seneweb, il sera jugé lundi prochain en flagrant délit.
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