Le Département d’État américain révise les conditions d’entrée sur son territoire pour les ressortissants de plusieurs dizaines d’États. Dans le cadre d’une politique stricte visant à encadrer les flux migratoires temporaires, une nouvelle mesure de garantie s’appliquera prochainement aux voyageurs planifiant un séjour en Amérique du Nord.
Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, Washington étendra son programme de caution de visa à un total de 50 pays à compter du 2 avril 2026. Les citoyens issus de ces États devront obligatoirement verser une caution fixée à 15 000 dollars avant de se voir délivrer un visa d’affaires (B1) ou de tourisme (B2).
Le Département des Affaires étrangères américain précise le fonctionnement de ce mécanisme financier. La somme exigée sera restituée aux titulaires du visa à condition qu’ils regagnent leur pays d’origine dans le strict respect des délais impartis par leur document de voyage. Le remboursement s’appliquera également aux personnes qui annulent finalement leur déplacement.
L’administration américaine justifie cette décision par la nécessité de lutter contre les séjours illégaux. Le programme vise spécifiquement à réduire le nombre d’étrangers qui se maintiennent sur le territoire américain après l’expiration de leur visa, une démarche qui permettrait aux contribuables américains d’économiser des centaines de millions de dollars chaque année.
Le dispositif intègre douze nouveaux pays, parmi lesquels l’Éthiopie, Maurice, le Mozambique et la Tunisie. Ces derniers rejoignent une liste de 38 nations déjà soumises à ce programme de caution. Le Sénégal figure dans ce groupe initial, au même titre que plusieurs autres pays du continent tels que la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Mauritanie, le Nigeria ou encore le Togo.



