La récente annonce par Donald Trump d’une pause dans les opérations militaires américaines contre Téhéran provoque de vives réactions en Israël. Loin de s’inscrire dans cette dynamique de désescalade, une figure de l’opposition vient de formuler une exigence stricte concernant la suite du conflit.
Le chef de l’opposition israélienne et dirigeant du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Lieberman, a appelé ce lundi à maintenir l’offensive contre l’Iran, indépendamment d’un éventuel désengagement des États-Unis. Selon l’agence Anadolu, le responsable politique a affirmé que la poursuite de la guerre et le renversement du régime iranien demeurent des objectifs essentiels de son point de vue.
Cette prise de position fait suite aux déclarations de Donald Trump. Le président américain a ordonné un report de cinq jours de toutes les frappes ciblant les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes. Sur sa plateforme Truth Social, il a justifié cette décision par la tenue de discussions qualifiées de « très bonnes et productives » avec Téhéran au cours des deux derniers jours. Il a précisé que ces échanges visent une résolution complète des hostilités au Moyen-Orient et que la suspension des frappes reste conditionnée au succès des pourparlers prévus tout au long de la semaine.
Sur le plan intérieur, Avigdor Lieberman a également fustigé les priorités du gouvernement israélien. Il a dénoncé le fait que la Knesset consacre ses débats à des questions législatives, telles que l’élargissement des pouvoirs des tribunaux rabbiniques, pendant que les habitants du nord du pays subissent des alertes aériennes régulières. Une situation qu’il a qualifiée de « folie absolue ».
Cette séquence diplomatique et politique intervient dans un contexte de haute tension régionale. L’escalade a débuté à la suite d’une offensive conjointe lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février dernier, ayant fait plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a mené des attaques de drones et de missiles ciblant Israël ainsi que plusieurs pays abritant des bases américaines, notamment la Jordanie, l’Irak et certains États du Golfe.

