La tension monte d’un cran autour des routes maritimes stratégiques du Moyen-Orient, avec des répercussions directes sur l’économie mondiale. Face à la paralysie d’un axe majeur pour le transport d’hydrocarbures, les diplomaties américaine et britannique coordonnent désormais leurs positions, sur fond de menaces militaires explicites.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président américain Donald Trump ont tenu un entretien téléphonique ce dimanche. Selon les informations communiquées par Downing Street, les deux dirigeants se sont accordés sur le caractère « essentiel » d’une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. L’objectif partagé est de restaurer la stabilité des marchés énergétiques mondiaux, fortement ébranlés par le blocage actuel. Le bureau du chef du gouvernement britannique précise que les échanges ont porté sur la nécessité de rétablir le trafic maritime mondial à travers cette zone, et qu’un nouveau contact entre les deux hommes est prévu prochainement. La Maison-Blanche n’a pas encore émis de commentaire sur cette discussion.
Cette convergence diplomatique intervient au lendemain d’une escalade verbale significative. Samedi, Donald Trump a adressé un ultimatum de 48 heures à l’Iran. Le président américain a menacé de cibler directement les centrales électriques de la République islamique si Téhéran ne procédait pas à la réouverture totale du passage maritime.
Le détroit d’Ormuz fait l’objet de perturbations majeures depuis le début du mois de mars. En temps normal, ce goulot d’étranglement voit transiter environ 20 millions de barils de pétrole par jour. Sa fermeture effective a déjà provoqué une hausse des cours mondiaux du brut et alimente les craintes d’une crise énergétique prolongée.
Comme le rapporte l’agence de presse Anadolu, cette crise maritime s’inscrit dans un contexte militaire régional particulièrement lourd. Depuis le 28 février, une campagne de frappes menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a débuté. Ces opérations auraient fait au moins 1 300 morts, parmi lesquels figure l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a lancé des attaques par drones et missiles visant le territoire israélien, la Jordanie, l’Irak, ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.

