Le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial, reste de facto fermé à la navigation commerciale classique depuis la récente escalade militaire au Moyen-Orient. Face à ce verrouillage, les États fortement dépendants de ce couloir maritime multiplient les initiatives pour préserver leurs approvisionnements.
C’est dans ce contexte que la Corée du Sud a entamé des pourparlers avec plusieurs acteurs régionaux, dont l’Iran. Selon l’agence Anadolu, qui cite la diplomatie sud-coréenne via l’agence Yonhap, Séoul communique activement avec les pays concernés en vue d’une normalisation du trafic dans le détroit. Un responsable du ministère des Affaires étrangères a précisé que le gouvernement explore actuellement toutes les options pour protéger ses ressortissants et sécuriser ses routes de transport d’énergie.
Cette démarche s’inscrit dans le sillage des récents développements concernant la flotte nippone. Téhéran a en effet indiqué être disposé à faciliter le passage des navires japonais, à condition d’une coordination préalable avec ses autorités. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé à cette occasion que la voie maritime demeurait accessible aux pays adoptant une position neutre dans le conflit actuel.
Le détroit d’Ormuz voit habituellement transiter environ 20 millions de barils de pétrole par jour et près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié. Son blocage par l’Iran intervient en riposte à l’offensive conjointe menée le 28 février par Israël et les États-Unis, une opération militaire ayant fait plus de 1 300 morts, parmi lesquels l’ancien Guide suprême Ali Khamenei.

