Les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit entre l’Ukraine et la Russie connaissent un coup d’arrêt, en raison de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Dans ce contexte, une délégation ukrainienne est attendue ce samedi aux États-Unis pour tenter de relancer le processus de paix sous médiation américaine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré que ses négociateurs insisteront pour obtenir un calendrier précis concernant la prochaine session de pourparlers avec Moscou. S’exprimant vendredi devant la presse, il a souligné la nécessité d’obtenir des « dates claires, au moins approximatives ». Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le chef de l’État ukrainien reconnaît que la situation au Moyen-Orient justifie le report de ces échéances, mais insiste sur l’urgence de reprendre des discussions « véritablement substantielles ».
Les précédentes sessions de négociations, organisées à Genève et à Abou Dhabi, n’ont pas permis de percée. Le principal point de blocage demeure le contrôle territorial. La Russie exige que l’Ukraine cède les 20 % restants de la région orientale de Donetsk, une condition fermement rejetée par Kiev. En contrepartie de tout accord de paix, la partie ukrainienne réclame des garanties de sécurité solides de la part de ses alliés occidentaux pour prévenir une nouvelle offensive russe.
Du côté de Moscou, un haut responsable du Kremlin a indiqué vendredi que cette suspension des pourparlers ne devrait pas s’éterniser. Il a exprimé l’espoir que la pause du format trilatéral soit temporaire et qu’un nouveau cycle de discussions se tienne prochainement.
L’attention internationale étant en partie focalisée sur le conflit impliquant l’Iran, les alliés européens de l’Ukraine tentent de rassurer Kiev. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a réaffirmé cette semaine la nécessité de maintenir le soutien à l’Ukraine. Cependant, une récente décision du président américain Donald Trump suscite l’inquiétude en Europe. L’administration américaine a choisi de lever certaines sanctions sur les approvisionnements en pétrole russe, afin de compenser la hausse des coûts énergétiques liée à la guerre au Moyen-Orient. Volodymyr Zelenskyy a qualifié cette mesure de « dangereuse » et a confirmé que ses responsables aborderont ce point précis lors des discussions prévues ce samedi.


