À l’occasion de la prière de l’Aïd el-Fitr à la mosquée Oumarienne de Dakar, l’Imam ratib Thierno Saïdou Mountaga Tall a lancé un appel appuyé aux parents, les exhortant à renforcer l’éducation de leurs enfants selon les valeurs islamiques et à veiller sur leurs fréquentations.
Dans son sermon, le guide religieux a alerté sur les dérives observées au sein de la jeunesse. “Ces derniers temps, nous entendons beaucoup de mauvaises choses dans notre pays concernant nos enfants. Je crois qu’un bon musulman doit éduquer son enfant en le sensibilisant sur les dangers des orientations négatives, mais aussi sur son présent et son avenir. Le prophète nous a enseigné que c’est dès le bas âge que nous devons éduquer nos enfants et surveiller leurs fréquentations”, a-t-il déclaré, rapporte l’Aps.
La prière marquant la fin du mois de Ramadan s’est tenue en présence de plusieurs autorités, dont le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, et celui de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye.
Insistant sur la responsabilité parentale, l’Imam a rappelé que l’Islam appelle “constamment à construire une personnalité correcte pour l’enfant, par une éducation saine et correcte”. Il a également mis en garde sur la responsabilité spirituelle des parents : “Un enfant, je le rappelle, est un don de Dieu. Mais, sachez que le jour du Jugement dernier, nous serons interrogés sur comment nous avons éduqué nos enfants. Donc, veillons sur eux avant qu’ils ne soient déviés par l’environnement ou les mauvaises fréquentations. A ceux qui ont fait du mal, je rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour se repentir”.
Au-delà de la sphère familiale, le religieux a interpellé l’État sur la nécessité d’investir davantage dans l’éducation et la formation. “La jeunesse joue un rôle important parce qu’elle est l’avenir du pays. C’est pourquoi je lance un appel à l’Etat du Sénégal pour régler définitivement le problème des bourses”, a-t-il plaidé.
Enfin, dans un contexte marqué par des tensions dans le milieu universitaire, Thierno Saïdou Mountaga Tall a prôné l’apaisement. “La confrontation n’a jamais rien réglé”, a-t-il affirmé, invitant autorités et étudiants à privilégier le dialogue afin de “permettre à nos enfants de retrouver les classes pour mieux préparer leur avenir”.


