La capitale libanaise a été le théâtre d’intenses tractations diplomatiques ce jeudi. Face à l’intensification des affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah, le président libanais Joseph Aoun a reçu le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Une rencontre au cours de laquelle Beyrouth a clarifié sa position pour tenter d’enrayer la spirale de la violence.
Selon les informations de l’agence Anadolu, le chef de l’État libanais a profité de cette audience pour exhorter à un arrêt immédiat des hostilités. Un communiqué de la présidence précise que Joseph Aoun a remis à l’ordre du jour son initiative du 9 mars dernier. Ce plan de sortie de crise repose sur une trêve préalable, devant aboutir à des pourparlers directs avec Tel-Aviv. Surtout, la proposition implique un redéploiement de l’armée libanaise dans les zones de conflit, couplé à une exigence militaire majeure : le désarmement du Hezbollah.
Du côté de la délégation française, ce déplacement s’inscrit dans une démarche de « soutien et de solidarité » envers une population « entraînée dans une guerre qu’elle n’a pas choisie », a fait savoir le Quai d’Orsay. Sur le terrain, Jean-Noël Barrot s’est rendu dans un centre d’accueil dédié aux déplacés à Beyrouth. Le diplomate a annoncé via le réseau social X le doublement de l’aide humanitaire allouée par Paris au Liban, portant l’enveloppe globale à 17 millions d’euros.
La diplomatie française, forte de ses liens historiques avec le pays du Cèdre, s’est déclarée disposée à abriter d’éventuelles négociations entre les belligérants, en coordination avec les États-Unis. La tournée régionale du ministre français doit se poursuivre ce vendredi en Israël, où les perspectives politiques et les enjeux sécuritaires seront au centre des discussions avec les autorités locales.

