Près de trois semaines après le début de l’offensive conjointe israélo-américaine, l’absence publique du nouveau dirigeant iranien alimente les spéculations internationales. Depuis la France, la diplomatie iranienne a officiellement pris la parole pour clarifier la situation au sommet de son État.
Invité ce jeudi sur le plateau de la chaîne française BFMTV, l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad, a catégoriquement rejeté les rumeurs affirmant que les hauts responsables du régime se terrent dans des bunkers. « Nos dirigeants ne se cachent pas (…) notre guide suprême vit comme un homme ordinaire », a déclaré le diplomate.
Au cœur de ces interrogations se trouve Mojtaba Khamenei. Devenu guide suprême après le récent décès de son père, Ali Khamenei, le nouveau chef de l’État n’a fait aucune apparition publique depuis sa nomination. Pour balayer les doutes sur son état de santé, l’ambassadeur a assuré qu’il est vivant et en bonne santé, justifiant cette discrétion par une démarche volontaire : « On n’est pas obligé de le mettre derrière une vitrine ».
Ces précisions interviennent en réponse directe aux récentes sorties de plusieurs dirigeants internationaux. Le président américain Donald Trump avait publiquement estimé que Mojtaba Khamenei était « probablement en vie » mais « affaibli ». De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé que le dirigeant iranien ne pouvait « plus se montrer en public ».
Le contexte sécuritaire explique cette attention particulière portée aux mouvements des dirigeants de la République islamique. Comme le souligne l’agence de presse Anadolu, la région traverse une période de haute tension depuis le lancement, le 28 février dernier, d’une offensive militaire conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Dans le cadre de ces opérations, des responsables israéliens ont confirmé la mort de plusieurs hauts dignitaires iraniens lors de frappes ciblées, parmi lesquels figure le ministre du Renseignement, Esmaïl Khatib.

