L’enquête judiciaire dans l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et plusieurs autres personnes continue de s’étendre. La Brigade de recherches de Keur Massar a procédé, une nouvelle fois, à des interpellations dans le cadre de la délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction. Quatre individus supplémentaires ont été arrêtés, dont un agent en service à la direction générale de Wave.
Avec ces nouvelles interpellations, le nombre total de personnes arrêtées depuis le début de l’affaire s’élève désormais à 45. Cette progression régulière des arrestations illustre l’ampleur de l’enquête en cours, qui semble loin d’être achevée. Selon des informations concordantes, les investigations se poursuivent activement et d’autres interpellations pourraient encore intervenir dans les prochains jours ou semaines.
Depuis plusieurs semaines, les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar sont mobilisés de manière continue sur le terrain. Agissant sur instruction du magistrat instructeur, ils procèdent à l’identification et à l’arrestation de personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce dossier. Les nouvelles pistes exploitées par les enquêteurs proviennent notamment de l’analyse des téléphones saisis ainsi que des déclarations recueillies auprès des suspects déjà entendus. Ces éléments ont permis de remonter vers d’autres individus présumés liés entre eux dans cette affaire.
La procédure judiciaire suit son cours devant le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. À ce stade, la grande majorité des personnes déférées ont été placées sous mandat de dépôt, à l’exception d’un seul mis en cause qui a bénéficié d’un contrôle judiciaire. Cette décision s’explique, selon les sources judiciaires, par la gravité des faits reprochés et la complexité du dossier.
L’affaire remonte au 4 février dernier, date des premières arrestations visant notamment Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et leurs coaccusés. À la suite de leur présentation devant le procureur de la République, une information judiciaire a été ouverte. Le dossier a ensuite été confié à un juge d’instruction, qui a procédé à leur inculpation pour plusieurs chefs d’accusation.
Les infractions retenues incluent notamment l’association de malfaiteurs, la mise en danger de la vie d’autrui, la transmission volontaire du VIH ainsi que le blanchiment de capitaux. Ce dernier chef d’accusation a été ajouté par le parquet après examen du dossier, en raison de soupçons portant sur des transactions financières jugées suspectes.
Ces premières inculpations ont marqué le début d’une vaste opération d’enquête et d’interpellations à travers le pays. Depuis lors, les forces de sécurité poursuivent leurs investigations afin d’identifier d’éventuels autres protagonistes. La liste des personnes impliquées ne serait pas encore exhaustive, ce qui laisse présager la poursuite des opérations dans le cadre de cette procédure judiciaire.


