Dans un contexte de détérioration sécuritaire au Moyen-Orient, le gouvernement canadien a émis une directive rigoureuse à l’attention de ses citoyens se trouvant dans plusieurs États de la péninsule arabique. Les autorités mettent en garde contre des sanctions judiciaires sévères en cas d’imprudence sur le terrain.
Selon un avis de voyage officiel publié mardi sur le réseau social X, Ottawa demande expressément à ses ressortissants d’éviter de capturer, de conserver ou de diffuser des photographies et des vidéos illustrant des activités militaires ou des dégâts liés aux récents bombardements. Cette restriction s’applique à six pays de la région : Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Le non-respect de cette consigne expose directement les contrevenants aux juridictions locales. Le document diplomatique précise que les citoyens canadiens ignorant cette règle risquent des amendes, une expulsion du territoire, ou une peine d’emprisonnement.
Cette mesure préventive s’inscrit dans un climat d’escalade militaire majeure. Depuis le 28 février, une offensive conjointe impliquant les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué la mort d’environ 1 300 personnes, incluant le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a multiplié les frappes ciblant des installations présentées comme des « actifs militaires américains ».
D’après les données compilées par l’agence Anadolu, l’Iran a déployé au moins 3 955 missiles et drones lors de ses représailles. Ces attaques ont touché Israël, l’Irak, la Jordanie, ainsi que plusieurs pays du Golfe. Parmi ces derniers, les Émirats arabes unis ont enregistré le plus grand nombre de frappes, suivis du Koweït, de Bahreïn, du Qatar et de l’Arabie saoudite, le sultanat d’Oman demeurant la zone la moins impactée à ce jour. Ces affrontements continus ont causé des pertes humaines, des dégâts matériels importants et perturbent fortement le trafic aérien ainsi que les marchés internationaux.

