Le conflit armé opposant l’Iran à la coalition américano-israélienne vient de franchir une nouvelle étape. Dans le sillage de l’offensive meurtrière déclenchée fin février, Téhéran maintient sa stratégie de riposte militaire. Une nouvelle attaque aérienne a été lancée mardi, visant directement les territoires contrôlés par l’État hébreu.
Selon le diffuseur officiel iranien IRIB, une salve de missiles a été tirée en direction du centre d’Israël. Une information confirmée par l’agence Anadolu, dont le correspondant sur place rapporte que les sirènes d’alerte ont retenti à Jérusalem, signalant l’arrivée imminente des projectiles.
L’armée israélienne a publié un communiqué annonçant avoir détecté ces tirs en provenance d’Iran. Les systèmes de défense antiaérienne ont été déployés pour procéder aux interceptions. Les retombées de ces manœuvres ont atteint des zones civiles. Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth indique que des éclats d’obus se sont abattus à l’entrée d’une habitation à Abou Ghosh, une localité située à l’ouest de Jérusalem. Aucune victime n’a été recensée lors de cet incident.
Ces tirs s’inscrivent dans la continuité des affrontements majeurs en cours. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent une offensive conjointe de grande ampleur contre l’Iran. Selon nos informations, cette campagne militaire a fait jusqu’à présent environ 1 300 morts du côté iranien, incluant l’ancien guide suprême Ali Khamenei.
Face à cette offensive, la République islamique a systématisé ses ripostes par l’envoi de drones et de missiles. Au-delà d’Israël, les frappes iraniennes ciblent également la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe qui abritent des bases militaires américaines. Ces opérations ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels sur diverses infrastructures, perturbant par la même occasion l’aviation civile et les marchés mondiaux.

