La tension s’installe durablement dans la vieille ville de Jérusalem. En marge des récents développements militaires au Moyen-Orient, une mesure de restriction imposée par les autorités israéliennes bouleverse l’accès aux espaces de prière et provoque de vives réactions institutionnelles.
Selon les informations de l’agence Anadolu, Israël maintient la mosquée Al-Aqsa, située à Jérusalem-Est occupée, fermée aux fidèles depuis maintenant 18 jours. Cette interdiction d’accès au Haram al-Charif a été instaurée dans le sillage des attaques américano-israéliennes contre l’Iran, initiées le 28 février dernier.
La Gouvernance de Jérusalem, instance relevant de l’Autorité palestinienne, a fermement condamné cette situation par voie de communiqué. L’institution rappelle que la gestion de la mosquée Al-Aqsa, incluant la réglementation des entrées, des sorties et des éventuelles fermetures, relève de la compétence exclusive de l’Administration des Waqfs islamiques de Jérusalem, placée sous l’égide de la Jordanie. L’intervention de la police israélienne sur ce site est ainsi pointée du doigt comme une violation de ces prérogatives historiques.
Le document officiel palestinien précise que cette pratique porte atteinte au statut juridique actuel du lieu. Les autorités alertent sur la création d’un précédent dangereux, susceptible de conduire à une restriction arbitraire de la liberté de culte à l’avenir. Elles redoutent également que ces mesures ne se limitent pas à la mosquée Al-Aqsa et finissent par s’étendre à d’autres sanctuaires de la ville.
Du côté des autorités israéliennes, la police a justifié ces interdictions par les restrictions sécuritaires mises en place suite au début des opérations militaires visant l’Iran. Ces mesures de blocage ne concernent d’ailleurs pas uniquement les lieux de culte musulmans. Des restrictions similaires sont actuellement appliquées à d’autres sites religieux de Jérusalem, dont l’église du Saint-Sépulcre, l’un des lieux les plus sacrés pour les chrétiens.

