Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est sorti de son silence face à la recrudescence inquiétante des accidents de la route impliquant les véhicules communément appelés « Cheikhou Chérifou ». Fort de son expérience d’ancien ministre des Transports, il a jugé la situation « inacceptable » et assuré que les pouvoirs législatif et exécutif travailleront ensemble pour mettre en place des mesures fermes afin d’endiguer ce phénomène.
Selon le chef du Parlement, le problème ne réside pas dans l’importation de ces véhicules, mais plutôt dans les transformations techniques effectuées après leur arrivée au Sénégal. La plupart de ces voitures proviennent de pays où la conduite se fait à droite. Elles arrivent donc avec le volant du côté droit, contrairement aux normes en vigueur dans le pays.
Une fois sur le territoire national, de nombreux propriétaires procèdent alors au déplacement de la colonne de direction vers la gauche. El Malick Ndiaye a dénoncé la dangerosité de ces modifications souvent réalisées de manière artisanale. D’après lui, ces interventions fragilisent la structure du véhicule, affectant notamment la stabilité du châssis et la précision du système de direction.
Cette fragilité mécanique expliquerait pourquoi ces véhicules sont particulièrement vulnérables lors de certaines manœuvres, notamment les dépassements. Dans plusieurs cas, cette instabilité entraîne des pertes de contrôle et des renversements sur la chaussée, contribuant à la multiplication des accidents.
Face à cette situation qu’il qualifie d’hécatombe, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur l’urgence d’agir pour protéger les usagers de la route. Son intervention laisse entrevoir un durcissement des textes et un renforcement des contrôles.
« L’État va prendre des mesures générales, parce que nous n’accepterons pas que des gens meurent comme des mouches dans des accidents impliquant des “Cheikhou Chérifou” », a martelé El Malick Ndiaye, appelant à une réponse rapide et ferme face à ce fléau.


