Le Moyen-Orient traverse une phase d’escalade militaire d’une intensité rare, marquée par des bilans humains particulièrement lourds en Iran et au Liban. Face à la multiplication des frappes touchant des infrastructures civiles et médicales, la direction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pris position ce dimanche pour clarifier le statut de ces opérations.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fermement condamné les récentes attaques ciblant des hôpitaux, des écoles et du personnel soignant. Sur la plateforme X, il a balayé les justifications habituelles pour imposer la qualification de « crimes de guerre ». « Bombarder un hôpital ou une école n’est pas une “erreur de calcul”. Tuer un ambulancier n’est pas un “dommage collatéral”. Affamer des civils n’est pas une “tactique de négociation” », a-t-il déclaré, exigeant d’« appeler les choses par leur nom ».
Cette déclaration intervient dans un contexte de violences extrêmes. Le 28 février dernier, une frappe aérienne sur l’école primaire Shajareh Tayyebeh à Minab, dans le sud de l’Iran, a coûté la vie à au moins 150 écolières. Cette tragédie s’inscrit dans le cadre d’attaques conjointes menées par les États-Unis et Israël, dont le bilan dépasse les 1 300 morts, incluant l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, et plus de 10 000 blessés. En réponse, Téhéran a déclenché des frappes de riposte par drones et missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires américaines.
L’onde de choc de ce conflit s’étend également au territoire libanais. Depuis le 2 mars, l’armée israélienne a intensifié ses opérations face au Hezbollah. L’offensive israélienne au Liban a déjà fait plus de 800 morts et franchi la barre des 2 000 blessés, au rythme d’échanges de tirs transfrontaliers continus.

