L’appareil sécuritaire américain se retrouve au cœur d’affirmations contradictoires concernant une potentielle infiltration étrangère. Lors d’une récente intervention médiatique, le président américain a formulé des allégations précises sur la présence d’agents hostiles sur le territoire national, marquant une dissonance avec les évaluations officielles communiquées la veille par son administration.
Selon l’agence Anadolu, Donald Trump a déclaré vendredi, lors d’une interview accordée à Fox News Radio, que l’Iran pourrait disposer d’un vaste réseau composé de plus de 1 700 « cellules dormantes » aux États-Unis. Le président a assuré que ces éléments sont sous observation stricte. Il a toutefois suggéré que le nombre réel pourrait être supérieur, imputant cette situation à la gestion des frontières sous l’administration de son prédécesseur, Joe Biden. D’après lui, de nombreux passages inaperçus ont eu lieu sans que l’origine des individus ne soit identifiée.
Ces déclarations s’inscrivent dans le contexte d’une politique de contrôle renforcé. Durant les 15 premiers mois de son second mandat, Donald Trump a mené une vaste opération nationale sur l’immigration, se traduisant par des expulsions massives et le déploiement de forces fédérales dans plusieurs villes américaines.
Interrogé spécifiquement sur l’éventualité d’une attaque de drones iraniens sur le sol américain, le président s’est voulu rassurant, affirmant que le pays bénéficie actuellement d’un niveau de surveillance inédit qui neutraliserait toute tentative opérationnelle.
Cette sortie médiatique intervient au lendemain d’une mise au point de la Maison-Blanche. Jeudi, la porte-parole Karoline Leavitt a formellement démenti l’existence d’une menace crédible de la part de Téhéran contre le territoire américain. Par le biais du réseau social X, elle a rejeté les informations diffusées par ABC News, qui faisaient état d’un avertissement du FBI aux forces de l’ordre californiennes concernant de potentielles frappes de drones iraniens sur la côte Ouest.

