Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré vendredi que le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, était « blessé et probablement défiguré » à la suite des frappes menées dans le cadre de la guerre en cours entre l’Iran et la coalition américano-israélienne. Cette affirmation a été faite lors d’un point de presse du Pentagone, où le chef du département de la Défense a mis en doute la capacité du dirigeant iranien à apparaître publiquement.
Selon Hegseth, l’absence d’apparition publique du dirigeant iranien depuis sa nomination alimente les interrogations sur son état de santé. Il a notamment souligné que la première intervention attribuée au nouveau guide suprême avait été diffusée uniquement sous forme de message écrit lu à la télévision d’État, sans image ni enregistrement de sa voix. Pour le responsable américain, cette absence pourrait s’expliquer par les blessures qu’il aurait subies.
Mojtaba Khamenei a été désigné guide suprême de la République islamique d’Iran le 8 mars 2026, quelques jours après la mort de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors des premières frappes menées dans le cadre du conflit. Sa nomination par l’Assemblée des experts a marqué une succession particulièrement controversée, certains observateurs estimant qu’elle instaurait de fait une transmission quasi dynastique du pouvoir au sommet de l’État iranien.
Les autorités iraniennes ont toutefois livré une version différente de la situation. Selon un responsable iranien cité par Reuters, le nouveau guide suprême aurait été légèrement blessé mais resterait en mesure d’exercer ses fonctions, sans que davantage de détails ne soient fournis sur la nature exacte de ses blessures ou les circonstances dans lesquelles elles ont été subies.
Ces déclarations contradictoires interviennent dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, marqué par des frappes aériennes, des attaques de drones et des tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz. La situation politique en Iran reste incertaine, notamment en raison de l’absence prolongée du nouveau guide suprême sur la scène publique et des interrogations sur l’état réel de la direction iranienne.


