Le débat sur les droits LGBTQ+ au Sénégal connaît une intensification notable après la publication d’une nouvelle loi durcissant les peines pour les relations homosexuelles. Volker Turk, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, s’est dit « profondément préoccupé » par ce texte et a demandé aux autorités sénégalaises, notamment à Bassirou Diomaye Faye et aux députés du pays, de reconsidérer ou retirer la loi afin de respecter les standards internationaux en matière de droits humains.
Cette intervention a suscité des réactions vives de la part de certains acteurs de la société civile. L’activiste Nathalie Yamb, de nationalité suisse et camerounaise, a exprimé son désaccord de manière très directe sur les réseaux sociaux. Dans un message publié sur X, elle critique ce qu’elle perçoit comme une disproportion dans l’attention internationale accordée au Sénégal, comparée à d’autres crises mondiales. Elle cite notamment les actions militaires des États-Unis et d’Israël en Iran, affirmant que ces interventions entraînent la mort de civils et d’écolières et la destruction d’infrastructures éducatives et politiques, sans que cela ne suscite de réaction similaire de la part des Nations Unies.
Dans son message, Nathalie Yamb écrit : « Donald Trump et Benjamin Mileikowsky [Netanyahu] tuent des centaines d’écolières iraniennes, assassinent des chefs d’État, bombardent des universités, et jamais on ne vous entend les accuser de violations des droits de l’homme… mais dès qu’il s’agit du Sénégal, vous voilà, les narines dilatées, prêt à donner des leçons. Écoutez-moi bien, Volker : allez vous faire foutre. »


