Le Proche-Orient traverse une phase de turbulences intenses. Au Liban, l’intensification des opérations militaires israéliennes a considérablement alourdi le bilan humain ces derniers jours. Dans ce climat de haute tension, les autorités libanaises ont décidé de marquer un coup d’arrêt en formulant une exigence stricte pour reprendre la main sur la trajectoire du pays.
Lors d’une allocution télévisée diffusée jeudi soir, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a fermement mis en garde contre le risque de voir son pays totalement happé par le conflit. Selon l’agence Anadolu, le chef du gouvernement a ciblé un point central de la souveraineté nationale. Il a affirmé que l’exécutif « ne reculera pas dans sa position pour restaurer la décision de guerre et de paix ». Une déclaration visant à mettre fin à cette « nouvelle aventure » et à sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve plongé.
L’objectif immédiat affiché par les autorités est d’obtenir un arrêt des hostilités pour permettre le retour rapide des populations déplacées. Cette prise de position intervient dans un contexte d’escalade déclenché le 2 mars. Le Hezbollah a en effet mené des attaques contre des positions militaires israéliennes, en réponse à des frappes sur le territoire libanais et à la mort de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei lors d’une opération conjointe américano-israélienne.
La riposte d’Israël s’est traduite par une vaste campagne militaire. Des frappes aériennes ont visé la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que l’est et le sud du Liban, suivies d’une incursion terrestre limitée entamée le 3 mars. Les conséquences humanitaires sont lourdes : les données officielles du ministère libanais de la Santé font état de 687 personnes tuées, parmi lesquelles 98 enfants, et de 1 774 blessés.


