Douze jours après le déclenchement des hostilités par les États-Unis et Israël en territoire iranien, la question de la succession à la tête de la République islamique fait réagir au-delà du Moyen-Orient. Selon les informations relayées par Al Jazeera, Pyongyang vient de formuler une réponse diplomatique claire concernant le nouveau leadership iranien, tout en procédant simultanément à une nouvelle démonstration de ses capacités navales.
La Corée du Nord a officiellement annoncé son soutien à la nomination de Mojtaba Khamenei au poste de guide suprême de l’Iran. L’agence de presse d’État nord-coréenne (KCNA), citée par Al Jazeera, a rapporté mercredi les propos d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères affirmant que Pyongyang respecte le choix du peuple iranien d’élire le fils de l’ayatollah Ali Khamenei. Ce dernier a perdu la vie lors de l’attaque américano-israélienne survenue le 28 février dernier.
Dans la même déclaration, la diplomatie nord-coréenne a fermement condamné cette offensive militaire. Le porte-parole a qualifié l’action des États-Unis et d’Israël d’agression illégale, accusant ces deux nations de saper les fondements de la paix régionale et d’accroître l’instabilité internationale. Pour rappel, cette situation s’inscrit dans une séquence plus large de tirs de missiles à travers la région. Pyongyang estime que ces attaques portent atteinte au système politique et à l’intégrité territoriale de l’Iran.
Parallèlement à cette prise de position diplomatique, la Corée du Nord maintient son activité militaire. KCNA a également annoncé mercredi que le dirigeant Kim Jong Un a supervisé un nouveau tir d’essai de missiles de croisière stratégiques. Ce lancement a été effectué depuis le Choe Hyon, le plus récent et le plus grand destroyer naval du pays. Lors de cet événement, Kim Jong Un a insisté sur la nécessité de maintenir et d’élargir une force de dissuasion nucléaire fiable.
Ces développements géopolitiques interviennent alors que l’administration du président américain Donald Trump a récemment manifesté sa volonté de relancer des pourparlers de haut niveau avec Pyongyang. De son côté, Kim Jong Un a fait savoir que les deux pays pourraient trouver un terrain d’entente, à la condition expresse que Washington reconnaisse le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord.


