La tension s’accentue dans le Golfe. La diplomatie qatarie a officiellement réagi aux récentes frappes survenues dans la région, mettant en lumière un décalage entre les échanges diplomatiques récents et la réalité sur le terrain.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le Qatar a fait part de sa vive inquiétude à la suite d’attaques iraniennes ayant visé plusieurs pays de la péninsule arabique. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a précisé que ces offensives ont eu lieu en dépit d’excuses préalablement formulées par le chef de l’État iranien.
« Nous étions optimistes après l’excuse du président iranien, mais par la suite nous avons constaté des attaques contre les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar », a déclaré le responsable diplomatique.
Face à cette situation, Doha a tenu à clarifier sa position. Si Majed al-Ansari a souligné que son pays n’était pas partie prenante au conflit en cours, il a fermement prévenu que le Qatar « continuera à défendre son territoire ». La ligne officielle reste attachée aux voies de résolution pacifiques, mais s’accompagne d’une mise en garde stricte : « Nous croyons toujours en la diplomatie, mais toute agression contre le Qatar sera traitée de manière appropriée », a-t-il affirmé.
Au-delà de l’aspect purement sécuritaire, les autorités qataries ont alerté sur les répercussions de cette escalade régionale. Le porte-parole a ainsi averti que les attaques iraniennes ont un impact direct non seulement sur l’économie du Qatar, mais également sur l’économie mondiale.

