La capitale sud-africaine s’apprête à devenir le centre d’attention de la diplomatie sous-régionale. Les 12 et 13 mars prochains, Pretoria accueillera le Conseil des ministres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), une rencontre statutaire destinée à évaluer et orienter les politiques d’intégration de la zone.
Placée sous la présidence de Ronald Lamola, ministre sud-africain des Relations internationales et actuel président du Conseil des ministres de l’organisation, cette session s’articulera autour d’une feuille de route adoptée lors du 45e Sommet des chefs d’État à Madagascar. Comme le rapporte l’Agence Afrique, les travaux porteront spécifiquement sur la promotion de l’industrialisation, la transformation du système agricole et la transition énergétique. L’organisation précise que cette orientation vise à bâtir un espace économique plus autonome et compétitif grâce à des investissements ciblés dans les énergies propres et la modernisation agricole.
Au-delà de ces orientations stratégiques, l’ordre du jour prévoit des délibérations sur des dossiers techniques précis. Les ministres devront examiner l’état d’avancement du Fonds régional de développement de la SADC en vue de son opérationnalisation. Les discussions aborderont également la gestion des risques de catastrophe et la sécurité alimentaire, deux paramètres cruciaux pour la résilience régionale. Par ailleurs, l’examen du Plan opérationnel annuel et la validation du budget du Secrétariat pour l’exercice financier 2026-2027 figurent parmi les priorités de cette session.
Cette rencontre décisionnelle est précédée d’une série de travaux préparatoires débutant dès le 4 mars. Les hauts fonctionnaires et experts procèdent à l’évaluation à mi-parcours du Plan de développement stratégique indicatif régional. Le Comité permanent et le Comité des finances enchaînent ensuite les réunions techniques jusqu’au 9 mars afin de finaliser les dossiers qui seront soumis aux ministres.
Pour rappel, le Conseil des ministres de la SADC se réunit deux fois par an, en mars et en août, avec pour mandat de superviser le fonctionnement de l’organisation et de garantir l’exécution des décisions actées par les chefs d’État et de gouvernement de la région.


