L’escalade militaire au Moyen-Orient pousse plusieurs nations à rechercher des solutions de défense éprouvées sur d’autres théâtres d’opérations. Face à la multiplication des attaques aériennes dans la région, une coalition d’États s’est directement tournée vers Kiev pour bénéficier de son expérience tactique acquise sur le terrain.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a révélé ce lundi que onze pays ont officiellement sollicité l’aide de l’Ukraine pour contrer les drones iraniens. Parmi les demandeurs figurent les États-Unis, plusieurs pays européens, ainsi que des États voisins de l’Iran. Bien que l’identité de tous les pays concernés n’ait pas été précisée, le chef de l’État a indiqué sur Facebook que Kiev a d’ores et déjà répondu à certaines de ces requêtes par « des décisions concrètes et un soutien spécifique ».
L’intérêt de ces nations se porte précisément sur le savoir-faire ukrainien face aux appareils longue portée de type Shahed. Les demandes d’assistance ciblent trois domaines majeurs : le déploiement de drones-intercepteurs, la maîtrise des systèmes de brouillage électronique et la formation des troupes pour neutraliser ces engins. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des initiatives de la semaine dernière, marquées par l’envoi d’experts militaires ukrainiens au Moyen-Orient pour partager l’expertise tactique que Kiev propose de partager avec les monarchies arabes face à ces menaces aériennes.
Les drones Shahed, de conception iranienne, sont utilisés par la Russie depuis le début de son offensive en Ukraine, où ils sont produits en série sous l’appellation Gueran-2. L’armée ukrainienne, qui affronte des vagues quasi quotidiennes de ces appareils, a dû adapter sa défense. Ces mêmes modèles ont été déployés ces derniers jours par l’Iran pour frapper Israël et plusieurs pays du Golfe, en réponse aux opérations militaires israéliennes et américaines menées contre des cibles iraniennes depuis le 28 février.
Dans sa communication, Volodymyr Zelensky a également souligné que de nouvelles données confirment la présence de composants fabriqués en Russie à l’intérieur des drones Shahed récemment utilisés au Moyen-Orient. Notre rédaction note que le président ukrainien a posé une condition stricte à cette coopération internationale : l’examen des demandes d’assistance supplémentaires se fera sans aucune réduction des capacités de défense de l’Ukraine, toujours engagée dans le conflit avec Moscou.
Pour faire face à cette menace continue, les entreprises ukrainiennes du secteur de la défense ont mis au point, depuis le début de la guerre, une gamme de drones d’interception peu coûteux, spécifiquement conçus pour percuter et abattre les engins longue portée en plein vol.

