Le chef de l’État de la Transition à Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a été reçu ce mercredi 24 février au palais de l’Élysée par le président français Emmanuel Macron. Cette première visite officielle à Paris intervient moins d’une semaine après un déplacement à Moscou, dans un contexte de redéfinition des alliances stratégiques de la Grande île.
Au terme de l’audience, un communiqué conjoint a officialisé la mise en place d’une série d’orientations pour les deux prochaines années, période correspondant à l’échéance fixée par les nouvelles autorités malgaches. Les deux chefs d’État se sont accordés sur un partenariat qualifié de renouvelé et équilibré. Emmanuel Macron a saisi l’occasion pour réitérer le soutien de la France au processus devant mener à l’organisation d’élections libres et transparentes selon le calendrier établi.
Cependant, cette consolidation des relations politiques et économiques s’accompagne d’un changement de paradigme. Selon l’Agence Afrique, Paris et Antananarivo ont acté la volonté du pouvoir de Transition de diversifier sa coopération dans plusieurs secteurs. Cette nouvelle orientation se fait au détriment des privilèges exclusifs historiquement accordés à la France sur l’île.
La mesure de ce rééquilibrage se matérialise particulièrement sur le plan militaire. Depuis janvier 2026, des instructeurs russes sont déployés sur le territoire malgache. Leur mission officielle consiste à former les forces locales au maniement d’équipements militaires, incluant des drones, livrés par Moscou en décembre 2025. Notre rédaction relève que le colonel Michaël Randrianirina a fermement maintenu cette alliance stratégique, signifiant que ce cap sécuritaire ne serait pas modifié sous sa gouvernance malgré le dialogue renoué avec l’Élysée.



