Dans un discours sans concession, le Premier ministre Ousmane Sonko a dressé un bilan sévère de la situation économique héritée du précédent régime, appelant les Sénégalais à la lucidité tout en promettant que la justice sera rendue.
Au cœur de son intervention, le lourd héritage d’une dette de 7 600 milliards de francs CFA, contractée « sur le dos des Sénégalais » sous la présidence de Macky Sall. M. Sonko a interpellé l’opinion sur la gestion de ces fonds, dénonçant une situation paradoxale où les populations sont appelées à « patienter et à consentir des sacrifices », tandis que les responsables présumés de cette situation « n’ont rien enduré ».
Face aux attentes sociales grandissantes, le chef du gouvernement a toutefois tempéré les ardeurs. « Il n’y a pas encore de richesse à distribuer », a-t-il averti, soulignant que la dette qualifiée d’ »abyssale » devra être remboursée collectivement. Un appel au réalisme destiné à préparer les esprits aux défis économiques à venir.
Néanmoins, Ousmane Sonko a martelé que cet effort collectif ne saurait se faire au détriment de la justice. Il a réaffirmé sa détermination à ce que les comptes soient rendus, regrettant au passage la lenteur, voire l’absence, d’aboutissement judiciaire dans plusieurs dossiers emblématiques. La promesse est claire : la patience du peuple a des limites, et l’impunité n’aura pas sa place.



