Les ambitions de l’ancien chef de l’État pour le poste de Secrétaire général des Nations unies se précisent. Au-delà des rumeurs persistantes depuis plusieurs mois, une démarche officielle a été initiée auprès des autorités sénégalaises, plaçant l’Exécutif devant une décision stratégique.
Selon les informations rapportées par Le Quotidien, Macky Sall a formellement acté sa volonté de briguer la succession d’Antonio Guterres. Pour matérialiser cette ambition, il a adressé une lettre au Président Bassirou Diomaye Faye le 9 février dernier. Cette correspondance, visant à solliciter l’appui de son successeur pour ce projet, est pour l’heure restée sans suite.
L’ancien président sénégalais lie son engagement définitif à deux préalables. Le premier concerne l’obtention du soutien officiel de l’État du Sénégal. Cette saisine de la présidence interviendrait après des échanges au Congo, où le Président Denis Sassou Nguesso aurait suggéré au Président Bassirou Diomaye Faye que le principal concerné formalise sa demande. Le second préalable repose sur la construction d’une candidature consensuelle issue du Sud global, incluant l’Afrique, la Chine, l’Inde et le Brésil, avec pour objectif de porter des réformes au sein de l’organisation onusienne.
Sur le plan continental, l’Union africaine a déjà manifesté son approbation en faveur de cette candidature. Cependant, la position de Dakar demeure en attente. Lors du dernier sommet de l’organisation panafricaine, l’absence du chef de l’État sénégalais a été analysée par plusieurs diplomates comme une esquive face à ce choix binaire aux lourdes conséquences. De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment précisé n’avoir reçu aucun mandat pour aborder ce dossier.
Le Quotidien indique que cette requête engendre une situation politique complexe pour le pouvoir en place. Un appui officiel à Macky Sall pourrait susciter l’incompréhension de la base militante de Pastef. À l’inverse, un refus risquerait de conférer à l’ancien président une posture susceptible de renforcer son capital politique dans la perspective des prochaines échéances électorales.
Pour la direction des Nations unies, le nom de Macky Sall s’ajoute à une liste de personnalités internationales pressenties, parmi lesquelles figurent l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark et l’ex-Présidente chilienne Michelle Bachelet.


