Une onde de choc judiciaire traverse actuellement la monarchie britannique. Un membre de premier plan de la famille royale fait l’objet de perquisitions approfondies après avoir été placé en garde à vue, une situation inédite qui a poussé le souverain à réagir officiellement.
Les forces de l’ordre britanniques ont fouillé pour la deuxième journée consécutive la Royal Lodge, l’ancienne résidence d’Andrew Mountbatten-Windsor située sur le domaine de Windsor. Cette opération intervient au lendemain de la remise en liberté sous enquête du frère du roi, âgé de 66 ans, après onze heures de détention.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, ces actes d’enquête portent sur des soupçons de faute dans l’exercice de fonctions publiques, en lien avec ses relations avec le défunt financier Jeffrey Epstein. La justice s’intéresse particulièrement à la gestion de rapports gouvernementaux britanniques. Des documents rendus publics par le gouvernement américain indiquent qu’Andrew Mountbatten-Windsor aurait partagé avec Jeffrey Epstein des évaluations confidentielles sur des opportunités d’investissement en Afghanistan, au Vietnam et à Singapour, à l’époque où il occupait le poste de représentant spécial du gouvernement pour le commerce et l’investissement.
La police de Thames Valley, en charge des zones à l’ouest de Londres, a confirmé l’ouverture d’une enquête complète pour ce chef d’accusation. Une condamnation pour faute dans l’exercice de fonctions publiques est passible d’une peine maximale de réclusion à perpétuité et relève de la Crown Court, la juridiction compétente pour les infractions pénales les plus graves au Royaume-Uni. Durant la garde à vue, les enquêteurs ont également perquisitionné Wood Farm, la résidence actuelle de l’intéressé située sur le domaine de Sandringham, dans le Norfolk.
Le maintien sous enquête signifie qu’Andrew Mountbatten-Windsor n’est pour l’heure ni inculpé ni disculpé. Face à cette procédure, le roi a publié une déclaration personnelle, soulignant que « la loi doit suivre son cours ». De son côté, l’ancien représentant spécial a toujours nié toute malversation concernant ses liens avec Jeffrey Epstein.
En parallèle, d’autres forces de l’ordre mènent leurs propres investigations. La Metropolitan Police de Londres évalue actuellement, avec l’aide de ses homologues américains, si les aéroports de la capitale ont pu être utilisés pour faciliter la traite d’êtres humains par le réseau Epstein. Les officiers ayant assuré la protection d’Andrew Mountbatten-Windsor par le passé ont été invités à signaler tout élément pertinent.
Cette arrestation du huitième dans l’ordre de succession au trône constitue un fait sans précédent dans l’histoire moderne du pays. La dernière arrestation d’un membre de la royauté britannique sur le sol national remonte à 1649, avec Charles Ier.


