En déplacement officiel à New Delhi pour un sommet consacré à l’intelligence artificielle, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé ce jeudi sur le climat de tension qui règne en France suite au décès de Quentin Deranque. Alors que la situation sécuritaire préoccupe les autorités locales à Lyon, le chef de l’État a tenu à clarifier sa position sur les violences politiques.
Interrogé en marge de son agenda diplomatique, le locataire de l’Élysée a fermement rejeté toute justification des actes violents. Pour Emmanuel Macron, « rien ne saurait justifier les actions violentes » et « en République, il n’y a pas de place pour les mouvements violents ». Au-delà de la condamnation de principe, le président a estimé que ce drame constituait « un moment de responsabilité pour toutes les formations politiques ».
Le chef de l’État a profité de cette prise de parole pour renvoyer dos à dos les franges radicales du spectre politique. Selon nos informations, basées sur des propos rapportés par l’agence Anadolu, Emmanuel Macron a souligné la nécessité d’une introspection, affirmant que « le ménage » devait être fait « autant à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite ». Refusant « l’émeute permanente », il a appelé à la décence et à éviter tout engrenage.
**Inquiétude maximale à Lyon avant le rassemblement de samedi**
Cette sortie présidentielle intervient alors que le maire de Lyon, Grégory Doucet, tente de prévenir de nouveaux heurts. L’édile écologiste a officiellement demandé à la préfecture du Rhône l’interdiction d’une marche prévue ce samedi 21 février en hommage au militant nationaliste de 23 ans.
La municipalité justifie cette requête par un « risque réel de débordements violents ». Les services de la ville évoquent notamment la présence annoncée de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers. Face aux menaces ciblant des élus et aux dégradations de permanences parlementaires signalées ces derniers jours, Grégory Doucet considère que l’interdiction demeure « la seule décision responsable » pour garantir la sécurité publique.

