C’est une victoire au goût de réparation pour des centaines de familles à Malika. Un nouveau décret, reçu le 8 janvier 2026, vient officialiser la reconnaissance de leurs occupations foncières, mettant un terme à une longue période d’incertitude et de lutte. Pour les résidents, cette décision marque une avancée décisive vers la régularisation de leur situation.
« Ce décret consacre enfin la reconnaissance de nos occupations à Malika et ouvre la voie à la réparation d’une injustice sociale qui dure depuis des années », a déclaré Libasse Diagne, coordonnateur du collectif Dialoba. Il a souligné que cette décision intervenait seulement cinq jours après une visite de soutien au Khalife général des Layennes, Seydina Mouhammadou Lamine Laye, renforçant le symbole de cette avancée.
Plusieurs facteurs ont motivé cette décision gouvernementale. Le texte vise principalement à résoudre la problématique de la superposition de titres fonciers, nombre d’entre eux étant antérieurs au décret de déclassement de la zone signé en 2023. De plus, il acte la « non-prise en compte des réalités d’occupations des sites » dans l’ancien Plan d’Urbanisme de Détail (PUD). La volonté de l’exécutif, appuyée par le rapport d’une commission ad hoc mise en place par le Premier Ministre Ousmane Sonko et une enquête de terrain, a été déterminante pour corriger ce que les collectifs qualifient d’ »injustice sociale subie par les populations autochtones ».
Si ce décret représente un « très grand pas », le combat n’est pas tout à fait terminé. Les résidents attendent désormais son application effective et concrète. La prochaine étape consiste en la publication du nouveau PUD par la Direction générale de l’urbanisme, suivie de la délivrance des actes individuels et des quitus de mainlevée par la Direction des domaines. Ces documents administratifs sont indispensables pour permettre aux familles de reprendre sereinement leurs travaux de construction.
En attendant la finalisation du processus, les collectifs ont exprimé leur gratitude envers « les autorités étatiques, le Khalife Général des Layennes ainsi que sa famille et toutes les personnes qui se sont impliquées dans la résolution définitive de ce dossier ».


