Dans un contexte marqué par des faits divers fortement médiatisés impliquant des personnalités, l’État su Sénégal engage un tour de vis législatif sur les « actes contre nature ».
Le gouvernement a adopté, en Conseil des ministres du mercredi 18 février 2026, un projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. La réforme prévoit une nouvelle rédaction de l’article 319, avec une définition plus précise des faits incriminés, un durcissement des peines et l’introduction de sanctions visant l’apologie ainsi que le financement de ces actes.
Cette initiative intervient dans un climat de vive polémique autour de la question de l’homosexualité, ravivée par plusieurs affaires récentes.
À ce jour, le cadre juridique applicable reste l’article 319, alinéa 3, issu de la loi n°66-16 du 12 février 1966. Le texte punit d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs tout acte « impudique ou contre nature » commis avec une personne de même sexe. Lorsque les faits concernent un mineur de 21 ans, la peine maximale est systématiquement prononcée.



