L’artiste ivoirien, figure majeure du reggae africain, s’est exprimé sur l’avenir de l’institution sous-régionale. Pour lui, le salut de l’organisation passe impérativement par un renouvellement générationnel incarné par une figure politique sénégalaise actuelle.
La critique est récurrente chez l’auteur de *Françafrique*, mais elle prend cette fois la forme d’une suggestion concrète. Tiken Jah Fakoly, observateur attentif de la scène politique continentale, estime que la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) souffre d’un déficit d’autorité et de crédibilité qui nécessite une rupture dans le profil des dirigeants.
Pour redonner à la structure son « lustre d’antan », le natif d’Odienné ne passe pas par quatre chemins : il faut changer les hommes. Selon des propos relayés par nos confrères d’IGFM, le chanteur plaide pour l’avènement d’une nouvelle classe de décideurs, citant explicitement l’exemple d’Ousmane Sonko comme modèle à suivre.
« Si on arrivait à rajeunir la classe politique des gars comme Ousmane Sonko, arrivé à la tête de la CEDEAO, je pense qu’ils vont dire les choses comme il faut », a-t-il déclaré. Pour l’artiste, ce type de leadership direct est la condition *sine qua non* pour restaurer l’image de l’organisation : « Ils vont faire respecter la CEDEAO. »
Cet appel s’inscrit dans la ligne habituelle de Tiken Jah Fakoly, qui milite depuis plusieurs décennies pour que l’Afrique prenne son destin en main et règle ses problèmes de manière autonome, en s’appuyant sur des dirigeants capables de s’affranchir des tutelles extérieures.


