C’est une étape administrative décisive qui vient d’être franchie au Stade Léopold Sédar Senghor. Suite à la réorganisation gouvernementale actée en septembre 2025, le ministère de la Jeunesse et des Sports a dû revoir sa copie stratégique pour s’adapter à son nouveau périmètre d’action. Ce mardi, un atelier technique a permis de valider la Lettre de Politique sectorielle de Développement (LPSD), document cadre qui définit les priorités de l’État pour l’année 2026, avec en ligne de mire un projet d’infrastructure spécifique prévu dans la région de Thiès.
L’exercice était indispensable pour assurer la cohérence de l’action publique. Présidée par la ministre Khady Diène Gaye, la rencontre a réuni l’ensemble des directeurs généraux et responsables de la planification pour aligner les objectifs du département sur le référentiel « Sénégal 2050 ». Comme le rapportent nos confrères de Sud Quotidien, cette révision fait suite au décret de septembre 2025 qui a scindé les portefeuilles, séparant désormais la Culture des secteurs de la Jeunesse et des Sports.
Au cœur de cette nouvelle feuille de route, l’État mise sur trois leviers opérationnels pour matérialiser sa politique. Si le Projet d’aménagement des Infrastructures sportives de proximité (ISP) et le Projet d’autonomisation socio-économique des jeunes (PASEJ) constituent les piliers classiques de l’insertion, une innovation majeure concerne le haut niveau. Le document validé prévoit en effet la création d’un Centre national de Haute performance sportive et d’Excellence éducative (CHPE), dont l’implantation est programmée à Thiès. Cette infrastructure vise à élever les standards de préparation des athlètes nationaux.
Pour l’année 2026, le ministère a fixé des objectifs chiffrés précis. Le plan d’action inclut la réalisation de 50 infrastructures sportives de proximité et la mise en place effective du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal (CCJS). Ces initiatives s’inscrivent dans la perspective directe des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, échéance pour laquelle la préparation des athlètes devient la priorité absolue.
Sur le plan financier, une réforme a été introduite dans la loi de finances 2026 pour sécuriser les déplacements des équipes nationales. Une enveloppe budgétaire spécifique est désormais dédiée au financement des compétitions internationales. Cette mesure doit couvrir la participation du Sénégal à 58 compétitions et l’organisation de 25 stages de formation, une manière de rompre avec les difficultés de gestion souvent notées lors des joutes continentales et mondiales.


