Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) ne se limite pas à l’érection d’immeubles ; il constitue le poumon de l’économie sénégalaise. C’est le constat dressé par Souleymane Diallo lors du lancement de trois nouveaux projets immobiliers (Chiramba 2 à Diamniadio, Lynea sur l’avenue Cheikh Anta Diop et Divinity). Pour le Directeur général de Teyliom, la vitalité du pays se mesure à l’aune d’un paramètre physique observable sur les chantiers, dont le mouvement récent traduit un changement de dynamique.
Dans une intervention relayée par Le Quotidien, Souleymane Diallo établit une corrélation directe entre l’immobilier et la santé macroéconomique du Sénégal. Il rappelle que ce secteur représente environ 25% du Produit Intérieur Brut (PIB). Pour illustrer cette interdépendance, le dirigeant utilise l’image des grues en fonctionnement comme baromètre fiable. « On a l’habitude de dire que quand le béton va, tout va. C’est une réalité : si vous voulez mesurer le dynamisme d’un pays, d’un territoire, vous pouvez simplement regarder le nombre de grues en fonctionnement », explique-t-il.
L’analyse du Directeur général de Teyliom se veut optimiste après une période de stagnation. Il note que de nombreuses grues, jusqu’ici à l’arrêt, recommencent à s’activer. Ce redémarrage matériel est perçu comme le signal précurseur d’une reprise plus large. « C’est un signe que l’économie repart », affirme-t-il, soulignant qu’il n’y a « pas de raison » que le pays ne parvienne pas à redynamiser son tissu économique si les indicateurs virent au vert.
Cette reprise nécessite toutefois une synergie d’actions. Souleymane Diallo appelle à une union sacrée autour de la redynamisation des BTP, impliquant à la fois les autorités étatiques, les investisseurs et les acteurs privés. Il insiste sur le fait que si l’immobilier flanche, l’ensemble de l’économie en subit les contrecoups immédiats.
Au-delà du constat visuel, le patron de Teyliom pointe la nécessité de mobiliser des leviers institutionnels pour soutenir cette dynamique. Il évoque l’existence de cercles de discussion en cours de mise en place, qu’il juge encourageants. Surtout, il plaide pour une implication accrue d’un acteur financier public majeur : la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), dont le rôle est jugé central pour accompagner les outils nécessaires à cette relance.


