La série de convocations à la Section de recherches de la gendarmerie a débouché sur des fortunes diverses pour les personnes entendues. Si deux professionnels des médias ont pu regagner leur domicile, Abdou Nguer n’a pas bénéficié de la même clémence et fait face à une procédure judiciaire enclenchée suite à ses récentes prises de parole.
Le dossier trouve son origine dans la communication officielle entourant le décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Abdou Nguer avait publiquement contesté le communiqué émis par le Procureur de la République sur cette affaire, remettant en cause la version du Parquet. C’est cette sortie, largement relayée sur les réseaux sociaux, qui a attiré l’attention des enquêteurs.
Selon les informations relayées par IGFM, la garde à vue d’Abdou Nguer a été notifiée sur la base d’une accusation de « diffusion de fausses nouvelles ». Les autorités estiment que ses déclarations tombent sous le coup de la loi pénale, justifiant ainsi sa privation de liberté dans les locaux de la gendarmerie.
Dans le même temps, la Section de recherches a également entendu deux journalistes du quotidien *Source A*. Omar Ndiaye et Fatima Coulibaly, convoqués dans le cadre de cette même procédure, ont été auditionnés sur le traitement de cette information. Contrairement à Abdou Nguer, ils ont été relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux au terme de leur audition.


