Le secteur industriel algérien enregistre une nouvelle expansion significative portée par des capitaux étrangers. Lors d’une rencontre décisive tenue ce mardi, les autorités en charge de l’investissement et un géant mondial basé en Turquie ont scellé un accord pour l’implantation d’une unité de production massive à l’ouest du pays. Ce projet, qui mobilise une enveloppe financière conséquente, vise à renforcer l’autonomie locale dans la fabrication de produits de grande consommation.
L’accord a été officialisé entre la direction du groupe turc HAYAT DHC et l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Selon les données communiquées par l’agence Anadolu, cet investissement porte sur un montant global estimé à 13,4 milliards de dinars algériens, soit l’équivalent de 100 millions de dollars. L’objectif est la construction d’une usine spécialisée dans la production de bobines géantes de papier, une matière première essentielle pour l’industrie hygiénique.
Le site choisi pour cette infrastructure est la wilaya de Relizane, située à près de 300 kilomètres à l’ouest d’Alger. Les prévisions de production sont ambitieuses : l’usine devrait livrer annuellement 70 000 tonnes de bobines de papier. À cela s’ajouteront des lignes de fabrication pour les mouchoirs en papier (24 275 tonnes par an) et divers produits hygiéniques (20 000 tonnes par an). Sur le plan social, l’impact attendu est la création de près de 1 000 emplois directs dans la région.
Lors de la remise du certificat d’enregistrement de l’investissement, Omar Rekkache, directeur général de l’AAPI, a souligné la nécessité d’augmenter le taux d’intégration locale en produisant les intrants sur place. Il a par ailleurs confirmé la disponibilité de l’agence à accompagner le groupe pour d’éventuelles extensions futures ou le développement de la sous-traitance.
Il ne s’agit pas d’une première pour HAYAT DHC en Algérie. Le groupe dispose déjà d’une installation similaire à proximité d’Alger, produisant des détergents et des articles à base de papier. Avec ce nouveau projet, dont les formalités administratives ont été accélérées via le guichet unique décentralisé, l’industriel turc renforce son ancrage dans le tissu économique nord-africain.

