Ce mardi, l’hémicycle a été le théâtre d’un vote diplomatique important. Sous la houlette du ministre Cheikh Niang, les parlementaires ont examiné et adopté deux projets de loi distincts visant à renforcer l’architecture sécuritaire et judiciaire du Sénégal avec ses partenaires frontaliers. Une démarche qui formalise des engagements pris par l’État il y a plusieurs années.
La séance plénière a permis de valider deux textes législatifs qui redéfinissent les rapports de bon voisinage dans des domaines sensibles. Le premier dossier sur la table, le projet de loi n°20-2025, porte sur la ratification d’un Accord de coopération militaire et technique. Ce texte lie désormais le gouvernement sénégalais à celui de la République de Guinée. L’accord en question n’est pas récent : il avait été signé le 19 juin 2021 à Accra, au Ghana, et attendait sa validation parlementaire pour être pleinement effectif.
Le second volet de cette offensive diplomatique concerne la justice pénale. À travers le projet de loi n°21-2025, l’Assemblée nationale a autorisé le chef de l’État à ratifier la Convention relative à l’extradition avec la République de Gambie. Ce document, paraphé à Dakar le 12 mars 2020, vise à fluidifier les procédures judiciaires entre les deux pays, souvent confrontés à des problématiques transfrontalières communes.
D’après les éléments rapportés par notre confrère Sud Quotidien, l’adhésion des députés a été totale. Sur les 165 membres que compte l’Assemblée, 125 ont pris part au vote, incluant 12 délégations de vote. Les deux projets de loi ont été adoptés à l’unanimité, sans aucune voix contre ni abstention.
Ces ratifications permettent au Sénégal de consolider son cadre juridique bilatéral en matière de sécurité et de justice dans la sous-région, offrant ainsi des instruments légaux clairs pour la gestion des dossiers militaires et les demandes d’extradition avec Conakry et Banjul.


