Une nuit de feu dans le ciel russe. Alors que les regards internationaux se tournent vers la Suisse pour une tentative de dialogue, le terrain militaire a connu une intensification brutale ces dernières heures. Les systèmes de défense russes ont été sollicités massivement pour contrer une vague aérienne d’une ampleur rare, ciblant plusieurs points stratégiques du sud du pays et des infrastructures énergétiques.
Le bilan chiffré communiqué par le ministère russe de la Défense fait état de 151 drones ukrainiens détruits ou interceptés dans la seule nuit du 16 au 17 février. Selon les données rapportées par l’agence Anadolu, cette offensive coordonnée a visé simultanément plusieurs zones géographiques, saturant l’espace aérien au-dessus de la péninsule de Crimée, de la mer Noire et de la mer d’Azov.
Dans le détail, la défense antiaérienne a neutralisé 38 appareils au-dessus de la Crimée et 50 au-dessus de la mer Noire. À Sébastopol, point d’ancrage stratégique de la flotte russe, le gouverneur Mikhaïl Razvojaïev a décrit l’une des attaques les plus longues observées récemment, confirmant l’abattage de plus de 24 engins aux abords de la ville et signalant plusieurs blessés.
L’impact au sol reste notable dans la région de Krasnodar. Si 18 drones y ont été neutralisés, une raffinerie de pétrole a été atteinte. Les services de secours ont dû déployer 72 pompiers pour maîtriser un incendie s’étendant sur 700 mètres carrés, provoqué par l’endommagement d’un réservoir.
Cette flambée de violence intervient dans un timing diplomatique particulier. Des délégations russes, ukrainiennes et américaines sont attendues ce mardi à Genève pour une nouvelle session de négociations. Ces discussions visent à trouver une issue à ce conflit qui, entamé en février 2022, entre désormais dans sa quatrième année. Pour l’heure, Kiev n’a émis aucun commentaire officiel sur cette opération nocturne.

