Réunis dans le cadre du 39e Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement, les dirigeants de l’Union africaine ont acté une décision majeure concernant la gestion des ressources naturelles du continent. Au terme des travaux, une nouvelle directive commune a été adoptée pour faire face aux pressions démographiques et climatiques, marquant une étape décisive dans la coordination des politiques publiques africaines.
L’adoption de la « Vision et Politique africaines de l’eau » constitue le point d’orgue de cette rencontre au sommet. Ce document stratégique élève désormais l’accès à l’eau et à l’assainissement au rang de droit humain fondamental et de levier incontournable pour la transformation économique du continent. Dans un contexte marqué par l’urbanisation rapide et la raréfaction des ressources, l’organisation continentale entend structurer une réponse collective pour l’horizon 2026.
Une empreinte diplomatique sénégalaise
Cette avancée porte la marque de la diplomatie sénégalaise. Comme le rapporte Sud Quotidien, le Sénégal a joué un rôle central dans l’élaboration de ce consensus, profitant de sa présidence du Conseil des Ministres africains chargés de l’Eau (AMCOW). C’est sous cette impulsion qu’un vaste processus consultatif a été mené, fédérant les États membres, les partenaires financiers et la communauté scientifique.
Ce travail d’alignement a permis d’aboutir à une feuille de route claire : garantir un accès universel et durable à l’eau potable, mobiliser des financements conséquents et promouvoir une gouvernance solidaire des ressources. La coopération transfrontalière y est également définie comme un instrument de stabilité régionale.
Cap sur 2026
Au-delà de la gestion interne, cette nouvelle politique vise à positionner l’Afrique sur la scène internationale. L’objectif affiché est de permettre au continent de parler d’une seule voix lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur l’Eau en 2026. En consolidant cette position commune, les autorités sénégalaises et leurs homologues africains entendent promouvoir une gouvernance mondiale de l’eau basée sur la responsabilité partagée.



