Le député des Agnams, Farba Ngom, est à nouveau au cœur d’une procédure de levée de son immunité parlementaire. Après une première levée liée à une affaire présumée de blanchiment de capitaux, l’Assemblée nationale du Sénégal est saisie d’une nouvelle demande, cette fois pour l’utilisation supposée illicite de deux téléphones portables en détention.
La plénière est prévue ce lundi 16 février. À l’issue des débats, les députés devront se prononcer par vote. Le sort de Farba Ngom est désormais entre les mains de ses collègues parlementaires.
Les faits remontent à une fouille effectuée à la Prison de Rebeuss, où deux appareils auraient été découverts dans sa cellule, en violation du règlement pénitentiaire. Les enquêteurs soupçonnent que ces téléphones aient servi à des communications régulières depuis sa détention, entraînant l’ouverture d’une nouvelle procédure judiciaire.
Auditionné par une commission ad hoc, le maire de Agnam a contesté toute responsabilité, estimant que la loi incrimine l’auteur de l’introduction des téléphones et non le détenu. Sa défense, assurée notamment par Aïssata Tall Sall, dénonce une procédure qu’elle juge contestable.
En dernière instance, l’Assemblée nationale du Sénégal concentre toutes les attentions, alors que l’opinion s’interroge sur l’issue de cette affaire et jusqu’où elle pourrait mener.
Parallèlement, un nouveau rebondissement est intervenu la semaine dernière dans le dossier Farba Ngom, la Chambre d’accusation a rejeté l’appel du Parquet général, confirmant ainsi l’ordonnance de mise en liberté provisoire précédemment accordée au député.

