Mamadou Niang, ancien attaquant de l’OM et du Sénégal, a participé à convaincre Sadio Mané de faire revenir ses partenaires sur le terrain lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, remportée par le Sénégal contre le Maroc (1-0, a.p.) le 18 janvier dernier.
Il est l’un de ceux qui ont participé à faire reprendre la dernière finale de la Coupe d’Afrique des Nations remportée par le Sénégal contre le Maroc (1-0, a.p.). Mamadou Niang, ancien attaquant de l’OM et du Sénégal, avait glissé quelques mots à l’oreille de Sadio Mané pour le convaincre de faire revenir ses quelques partenaires qui avaient rejoint les vestiaire avec leur sélectionneur Pape Thiaw, furieux qu’un penalty soit accordé au Maroc dans le temps additionnel.
« Il avait la réponse en lui »
« Quand les joueurs commencent à sortir du terrain, il a le regard un peu dubitatif, il ne comprend pas ce qu’il se passe », a expliqué Mamadou Niang sur Canal+ Afrique, lundi. « A ce moment-là, je suis proche de la ligne de touche. Il me regarde en me disant: « Mamad, je fais quoi?’ J’avais envie de lui dire qu’il avait la réponse en lui. Mais il voulait juste avoir comme un appui, un soutien. Je lui ai très rapidement dit: ‘il ne faut pas sortir du terrain, on voit tout ce qui se passe, je peux comprendre qu’il y ait de la colère, de la frustration mais tu dois terminer ce match, c’est peut-être ta dernière CAN et tu ne peux pas sortir de cette manière-là. Si on doit perdre, on perdra, mais pas de cette manière-là, on perdra comme des hommes’. »
Sadio Mané avait aussi discuté rapidement avec El-Hadji Diouf, autre légende du football sénégalais, et le Français Claude Le Roy, ancien sélectionneur de nombreuses équipes africaines, qui l’avaient aussi poussé à faire revenir ses partenaires. Selon Mamadou Niang, Sadio Mané savait déjà que c’était la décision à prendre. « Je vois dans ses yeux que c’est la réponse qu’il avait déjà en lui », reprend-il. « Quand on était au palais (lors des célébrations du titre), il est venu me remercier pour être venu lui parler mais je lui ai dit: ‘ne me remercie pas parce que tu avais déjà la réponse’. Comme c’est quelqu’un de très collectif, il était partagé entre suivre son groupe et son sélectionneur, ou prendre ses responsabilités et dire au groupe de rester et c’est ce qu’il a fait. »
« Il y avait beaucoup d’agitation », poursuit l’ancien joueur de Strasbourg. « Claude (Le Roy) était au bord du terrain aussi, il voyait que ça partait un peu dans tous les sens. Nous qui avons ce regard et cette expérience… En 2004, on voulait sortir du terrain (lors du quart de finale contre la Tunisie) et heureusement qu’on ne l’a pas fait parce qu’on aurait pu avoir beaucoup de problèmes. Je voulais, à un moment donné, que tout le monde respire et la personne la plus à même de faire revenir le groupe, c’était Sadio, vu son aura et que tout le monde l’écoute. C’était à lui de prendre cette responsabilité, chose qu’il a faite. Il devait intervenir à ce moment-là. »
Le match avait repris et Brahim Diaz avait manqué l’occasion d’offrir le sacre au Maroc en ratant complètement sa panenka. En prolongation, le Sénégal avait finalement arraché le titre sur une frappe somptueuse de Pape Gueye.
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