Face aux profondes recompositions de l’ordre mondial, Alioune Tine appelle l’Afrique à une prise de conscience collective et stratégique.
Selon le fondateur d’Afrikajom Center, le continent ne peut plus se permettre d’aborder les mutations géopolitiques en ordre dispersé.
« Sans unité africaine et sans réflexion sur la place de l’Afrique dans le basculement géopolitique qui s’opère, le continent va se fragiliser », avertit-il, soulignant les risques d’un affaiblissement durable dans un contexte international de plus en plus instable.
Alioune Tine insiste sur la nécessité pour l’Afrique d’anticiper les chocs à venir. « L’Afrique doit anticiper et renforcer ses capacités de résilience et de résistance », plaide-t-il, face à ce qu’il décrit comme un « dérèglement du multilatéralisme ».
Dans son analyse, il met également en garde contre « la prédation des ressources », qu’il considère comme « un agenda de puissances impériales » cherchant à tirer profit des vulnérabilités africaines.
Pour lui, seule une vision commune et une solidarité continentale permettront à l’Afrique de défendre ses intérêts et de peser dans le nouvel équilibre mondial.


