La sécurisation des centres de détention dans le nord-est de la Syrie constitue une priorité stratégique pour les forces américaines déployées dans la région. Face à la précarité de certaines installations et aux risques persistants de reconstitution des cellules combattantes, le commandement central de l’armée américaine (CENTCOM) a enclenché une manœuvre logistique sensible. Cette opération vise à extraire une partie des prisonniers de la zone pour les placer sous une surveillance renforcée dans un pays limitrophe.
L’opération a débuté par un premier mouvement significatif confirmé mercredi. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, 150 combattants affiliés à l’organisation État islamique (Daech), jusqu’alors détenus dans la province syrienne de Hassaké, ont été transférés vers des sites sécurisés situés en Irak. Ce transfert initial marque le commencement d’un processus bien plus vaste, destiné à alléger la charge sécuritaire pesant sur les structures en Syrie.
Les projections du commandement américain font état d’un redéploiement massif. Le communiqué officiel précise qu’à terme, ce sont jusqu’à 7 000 détenus de l’organisation terroriste qui pourraient quitter le sol syrien pour rejoindre des installations placées sous le contrôle direct des autorités irakiennes. Cette stratégie repose sur une coordination étroite entre Washington et Bagdad, comme l’a souligné l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM.
Pour l’officier supérieur américain, cette initiative répond à un impératif de sécurité immédiat. Il s’agit de « faciliter le transfert ordonné et sécurisé » de ces individus dangereux afin de prévenir tout scénario d’évasion massive. L’amiral Cooper a insisté sur le fait que le maintien de ces combattants dans des structures inadaptées constituerait une menace directe non seulement pour la stabilité régionale, mais également pour la sécurité des États-Unis.


