La situation sécuritaire dans le nord-est de la Syrie reste précaire pour les populations civiles. Au-delà des affrontements directs, une menace plus insidieuse persiste dans les zones autrefois occupées par les forces combattantes : la présence d’engins explosifs dissimulés dans l’environnement immédiat des habitants.
Le commandement des opérations de l’armée syrienne a émis, ce mercredi, un avertissement formel à l’attention des résidents de Raqqa, Deir ez-Zor et de l’est d’Alep. Cette alerte intervient à la suite de plusieurs incidents dramatiques ayant coûté la vie à des civils et des soldats, victimes de mines et d’engins explosifs improvisés. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, Damas attribue la responsabilité de ces poses d’explosifs au groupe YPG/FDS.
L’armée a appelé les populations locales à une vigilance extrême, leur demandant explicitement de « ne pas pénétrer dans les sites ou tunnels » abandonnés par l’organisation dans le nord-est du pays. La menace ne se limite pas aux infrastructures militaires ou aux zones de combat habituelles. Selon le communiqué officiel diffusé par l’Agence arabe syrienne d’information (SANA), le danger s’est déplacé vers des éléments de la vie courante, rendant la détection particulièrement difficile pour les non-initiés.
Les autorités militaires ont détaillé les méthodes de piégeage observées sur le terrain. Les explosifs ne sont pas simplement enterrés ; ils sont camouflés pour se fondre dans le décor urbain et rural. Le communiqué précise que des portes, des couloirs et des tunnels ont été piégés. Plus inquiétant pour la sécurité des civils, des engins ont été découverts dissimulés sous l’apparence de « rochers et de briques de construction ».
La stratégie de dissimulation s’étendrait jusque dans les anciens lieux de vie occupés par les FDS. L’armée rapporte que du « mobilier domestique » ainsi que des véhicules ont été transformés en pièges mortels. Ces dispositifs ont été localisés principalement dans les anciens sites de l’organisation, dans les habitations qu’ils occupaient, mais également dans des zones situées à proximité immédiate des routes publiques, exposant ainsi les passants et les résidents qui tentent de reprendre une vie normale.

