La course pour l’Hôtel de Ville de Paris dicte désormais le calendrier de l’exécutif français. Alors que les échéances électorales de mars 2026 approchent, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a clarifié sa position vis-à-vis de son maintien au sein du gouvernement. Une décision attendue qui confirme ses ambitions pour la capitale française.
L’actuelle maire du 7e arrondissement de Paris ne laisse plus place au doute. Invitée ce dimanche sur France Inter, Rachida Dati a officialisé son intention de quitter ses fonctions ministérielles pour se consacrer pleinement à la campagne des municipales. « Bien sûr que je quitterai le gouvernement », a-t-elle affirmé, marquant ainsi une étape décisive dans sa stratégie de conquête de la mairie de Paris.
Si le départ est acté, le calendrier précis reste, lui, à la discrétion de l’intéressée. Refusant de livrer une date butoir immédiate, la ministre a précisé qu’elle ne comptait pas abandonner ses dossiers en cours. « Il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu’au bout », a souligné celle qui siège au sein d’un exécutif récemment fragilisé mais toujours en place. Cette déclaration suggère un départ échelonné, permettant de boucler les négociations budgétaires avant de plonger dans l’arène électorale.
Le cadre légal de cette élection est d’ores et déjà fixé. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, la campagne officielle pour le premier tour débutera le lundi 2 mars 2026 pour s’achever le 14 mars, veille du scrutin. Les électeurs parisiens seront appelés aux urnes les 15 et 22 mars 2026.
Dans cette bataille pour Paris, Rachida Dati devra faire face à une concurrence structurée, notamment celle du candidat socialiste Emmanuel Grégoire. En annonçant son départ du ministère, elle envoie un signal fort à ses soutiens et à ses adversaires : la priorité est désormais donnée à la politique locale, quitte à délaisser les ors de la République avant la fin du mandat gouvernemental.

