La ville de Tabqa, située dans la province de Raqqa, est repassée sous le contrôle total de l’armée syrienne mardi soir. Au-delà de la reprise militaire de ce point stratégique, les opérations de sécurisation ont permis de mettre au jour une installation inattendue au cœur d’un édifice religieux, illustrant les méthodes de dissimulation utilisées par les groupes armés sur le terrain.
C’est une transformation radicale qu’ont constatée les observateurs une fois la zone sécurisée. L’organisation YPG/FDS avait détourné la fonction première d’une église locale pour en faire une base logistique militaire. Selon l’agence Anadolu, dont une équipe a pu filmer les lieux, l’édifice avait été converti en un véritable atelier de fabrication de drones, le tout relié à un réseau de tunnels permettant des déplacements invisibles depuis l’extérieur.
Les éléments retrouvés à l’intérieur confirment le caractère opérationnel du site. Au sous-sol de l’église, les images montrent des drones déjà équipés de bombes et prêts à l’emploi. D’importants stocks de pièces détachées destinées à l’assemblage d’engins volants ainsi que divers dispositifs explosifs y ont également été découverts.
Cette prise de contrôle fait suite aux opérations lancées le 16 janvier par les forces syriennes pour déloger les éléments du YPG/FDS à l’ouest de l’Euphrate. Si l’organisation avait initialement accepté de se retirer suite à une médiation, la réalité du terrain a nécessité de nouvelles interventions de l’armée, notamment au-delà de Deir Hafir, où des affrontements ont précédé la libération de ces secteurs.

