La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a démantelé un réseau criminel organisé et interpellé quatre individus poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec effraction et usage de moyen roulant, complicité et recel.
L’enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée le 14 janvier 2026 par un commerçant dont le dépôt, situé à Notto Gouye Diama, a été cambriolé dans la nuit du 6 janvier. Les auteurs ont sectionné les cadenas pour emporter 36 ballots de sacs de pommes de terre et 29 sacs d’engrais, causant un préjudice estimé à plus de 8,5 millions de FCFA. Afin de retarder la découverte des faits, ils ont remplacé les cadenas par de nouveaux, rapporte la police.
Les premières pistes ont émergé après qu’un commerçant de Dakar a signalé qu’un suspect lui avait proposé la marchandise à un prix anormalement bas. Localisé grâce à des éléments technologiques attestant de sa présence sur les lieux le soir des faits, le principal suspect a été interpellé à la Médina après avoir opposé une vive résistance. Confronté aux preuves, il a reconnu avoir planifié le vol avec deux complices et avoir stocké une partie du butin dans un dépôt à Malika.
Un transport a permis l’arrestation du commerçant ayant racheté les 29 sacs d’engrais à 14 000 FCFA l’unité. Celui-ci a admis en avoir déjà écoulé 15 auprès de producteurs, les 14 autres ayant été dissimulés dans le village de Ndiagne Saw, dans la zone de Ndondol. Le chauffeur du véhicule utilisé pour le transfert du butin vers Dakar a également été interpellé à la Médina. Malgré ses dénégations, l’enquête établit qu’il a assisté au bris des cadenas et au chargement de la marchandise.
Sous autorisation du procureur de la République, une opération menée à Notto Gouye Diama a conduit à l’arrestation du quatrième suspect, identifié comme l’auteur du repérage ayant informé le réseau de l’importance du stock d’engrais dans le dépôt ciblé.
Lors d’une perquisition à l’entrepôt de Malika, les enquêteurs ont constaté la disparition de deux ballots sur les 36 déclarés. Les investigations ont révélé que le bailleur du local, détenteur d’un double des clés, les avait soustraits pour les revendre sur le marché parallèle à 120 000 FCFA l’unité.
L’ensemble des mis en cause a été placé en garde à vue. Les recherches se poursuivent pour localiser les derniers produits écoulés et finaliser la procédure de déferrement.


