À travers la configuration inédite des demi-finales de la CAN, toutes dirigées par des entraîneurs africains, le député Guy Marius Sagna salue un tournant symbolique dans le football continental.
Dans un post publié sur sa page Facebook, il voit la fin progressive des « sorciers blancs » sur les bancs africains comme le reflet d’un combat plus large pour la souveraineté, la reconnaissance des compétences locales et l’émancipation de l’Afrique face aux logiques néocoloniales.
Texte in extenso :
Les quatre pays en demi-finales de la CAN ont tous des entraîneurs africains : Pape Thiaw 🇸🇳 Éric Chelle🇲🇱, Walid Regragui🇲🇦, Hossam Hassan🇪🇬. L’Afrique du football sort petit à petit du phénomène des « sorciers blancs ».
« En Europe, voire en Afrique, les entraîneurs noirs ne courent pas les stades. (…) Le « muscle » serait-il nécessairement noir et le « cerveau » blanc ? (…) oui, pour le moment, le muscle reste black ; la raison et l’intelligence sont confisquées par les Blancs. » disait notre regretté Pape Diouf de l’OM.
Je félicite et encourage les pays africains à avoir des politiques permettant d’avoir des techniciens africains d’excellente qualité.
Les choses changent dans le football. Et il doit en être ainsi sur le plan monétaire pour les pays au CFA néocolonial, pour les pays aux budgets néocoloniaux, au commerce contrôlé par les Auchan et autres, aux territoires occupés par des armées étrangères impérialistes…
Une autre Afrique est possible. Une Afrique souveraine, démocratique, juste et prospère.

